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Chroniques d’une sage-femme des?uvree, en conge parental force, a une epoque ou les femmes et les couples ont forcement besoin de nous.

  • 18.10.2022 20:17

Chroniques d’une sage-femme des?uvree, en conge parental force, a une epoque ou les femmes et les couples ont forcement besoin de nous.

Plus jamais de toucher vaginal dans patientes endormies sans consentement prealable

Voici une tribune redigee avec Clara de BORT, directrice d’hopital, ancienne correspondante Sante a la Mission interministerielle de Lutte contre nos violences faites a toutes les jeunes filles, Beatrice KAMMERER, presidente et fondatrice de l’association d’education populaire Les Vendredis Intellos, ainsi, Marie-Helene LAHAYE suite a l’affaire des touchers vaginaux via patientes endormies, ainsi, soutenue par une cinquantaine de personnalites.

En tant que sage-femme humaniste, feministe, il me paraissait evident de m’associer a cette demarche.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient egalement s’associer a cette demarche chacun pourra trouver ici une petition a signer et relayer.

jeudi 13 novembre 2014

On m’a devoile que.

  • je ne pouvais gui?re «avoir» un sterilet car je n’ai pas encore eu d’enfant,
  • je ne pouvais gui?re avoir recours a la sterilisation car je voudrais peut-etre des enfants dans plusieurs annees,
  • je devais avoir un frottis meme si j’ai moins de 25 annees, parce que j’ai commence a avoir une activite sexuelle depuis deux annees,
  • je devrais faire une mammographie avant 50 annees parce qu’on sait jamais et qu’il vaut mieux depister trop tot que trop tard,
  • je devrais faire une mammographie a 80 annees parce qu’on sait jamais et qu’il vaut toujours mieux depister,
  • je ne devais nullement avoir de relations sexuelles pendant la grossesse,
  • je devais faire le depistage du diabete gestationnel meme si je n’ai aucun facteur de risque parce qu’on sait jamais et qu’il vaut mieux faire un test Afin de rien,
  • je ne devais jamais prendre de bain apres 1 accouchement,
  • je devais recevoir 1 mois Afin de reprendre nos rapports sexuels avec Mathieu mais que «ca» devait etre fera avant la visite post-natale a six semaines,
  • je devais ne apporter que 4 fois le sein avec 24 heures a ma fille de deux mois,
  • je ne devais SURTOUT Manque m’endormir avec elle dans mon lit,
  • je ne devais surtout gui?re utiliser de liniment pour nettoyer ses fesses,
  • je n’avais pas besoin d’effectuer la reeducation du perinee car je n’ai eu une cesarienne.

Alors, pourquoi, en gynecologie-obstetrique, en 2014, limite 2015, entend-on encore l’ensemble de ces «on a devoile que» ?

Une autre reponse me vient a travers la theorie des «tiroirs une communication».

Par exemple, au cours du lei§ons sur la communication au DIULHAM, Ingrid Bayot nous avait explique votre qu’elle appelait «les tiroirs d’une communication».

  1. On trouvait en premier bien cela touchait a l’experience : votre echec d’allaitement, premonitoire de diagnostic. et a l’affect : des convictions religieuses, des phobies.
  2. Au deuxieme, on mettait tout cela etait demontre, scientifiquement valable : les etudes sur la guerison spontane des moins de 25 ans en cas de lesions cervicales, des pourcentages de fond subite du nourrisson en cas de cododo, les effets benefiques de l’allaitement.
  3. Au soir, on retrouvait bien cela etait adapte a tel patient : sa peur des microbes, son l’envie d’allaiter longtemps, le niveau socio-professionnel.

Elle nous expliquait que lorsqu’on donne de l’aide, quels qu’ils soient, on piochait tantot dans un tiroir, tantot dans un autre. En tant que specialises de sante, nous ne devrions jamais nous servir du tiroir 1 (ou disons plutot que nous devrions bien le connaitre Afin de ne pas nous laisser parasiter). Le 2 parait ideal Afin de repondre a toutes les exigences des codes de deontologie. Sauf qu’il sera trop restrictif. Ne donner que des etudes peut tres vite obtenir l’effet inverse. Ingrid Bayot nous avait explique que l’ideal, c’etait d’identifier son tiroir 1, de se nourrir du 2 et d’utiliser le 3 Afin de l’adapter a CE patient.

jeudi 30 octobre 2014

Mes contes de fees n’existent gui?re

L’hopital, le fronton, ses chefs d’entreprise qui passent le temps dans la grisaille d’une journee sans fin : une femme enceinte de le quatrieme enfant, rayonnante, le ventre pointant, levant le visage par votre ciel qui allait bientot accueillir son enfant pres de naitre. Arrive une autre femme, les traits fatigues de la garde non encore terminee, une tasse tout d’un mauvais cafe pour lui rechauffer les mains et plus bien. Sourire d’une toute premiere : «Bonjour, vous etes sage-femme, n’est-ce jamais ? Je vous ai croisee lors en naissance de ma fille, il me semble.» Le sourire fatigue d’la seconde : «Oui, c’est possible. Tout se passe bien pour vous ?» Notre sourire se transforme en gemissement, mais le regard confirme : tout se passe beaucoup, ainsi, elle peut repartir, revenir donner la vie. Le sourire se fige, les larmes paraissent refoulees, ameres mais habituelles : «si seulement, elle avait pu, ne serait-ce qu’une seule fois. » Que penser ? Que Realiser ? Comment justifier que diverses puissent et d’autres non ? Les contes de fees n’existent pas.

Notre sourire se fige, le bide enormement de life rentre autant que celui-ci le peut, dans l’espoir de ne pas blesser ce bide desireux de vie. Que affirmer ? Que faire ? Comment justifier que certaines puissent et d’autres non ? Les contes de fees n’existent pas.

Un banc concernant la pelouse, baigne via le timide soleil de la fin d’hiver : une femme enceinte de le deuxieme enfant, rayonnante, son bide pointant, attendant avec patience son compagnon qui possi?de emmene un gamin faire du toboggan. Arrive une nouvelle soeur, l’air perdue, une liasse de papiers a la main. Sourire de la premiere : «Bonjour.» L’absence de sourire une seconde : «Non, ce n’est nullement un delicieux jour. On n’y arrivera, je n’y arriverai nullement. Pas seule. Ils disent que ca peut marcher avec une FIV. Mais si ca pourra marcher ainsi, pourquoi ca roule gui?re normalement ? Et si ca marchait nullement ? Tout ca pour pas grand chose ? Est-ce que je pourrai le supporter ? Les piqures ? L’hopital ? Peut-etre est-ce 1 signe ? Peut-etre ne devons-nous pas etre parents ? Peut-etre serions-nous de mauvais parents ?» Le sourire se fige, elle ne bouge plus, tentant de se rendre la plus invisible possible et priant afin que son fils ne l’appelle jamais a i§a precis. Les larmes coulent, une main tend 1 mouchoir. Que dire ? Que faire ? Comment justifier que diverses puissent et d’autres non ? Mes contes de fees n’existent gui?re.

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